Partenariats stratégiques public-privé : libérer l'inclusion numérique et la croissance des télécommunications en Afrique
- La transformation numérique de l'Afrique s'accélère grâce à des partenariats public-privé (PPP), comblant le fossé de 60 % d'accès à Internet via des plateformes open source telles que MOSIP. - Les systèmes modulaires (par exemple, GIP du Ghana, UGHub de l'Ouganda) réduisent les coûts de 30 à 40 %, permettant l'interopérabilité transfrontalière en accord avec la stratégie numérique de l'UA pour 2030. - Les leaders des télécommunications comme MTN et Safaricom démontrent des rendements évolutifs, avec M-Pesa desservant 50 millions d'utilisateurs et l'action de MTN augmentant de 22 % en 2025. - Des initiatives mondiales (50-in-5, adoption de UPI) et Af...
Dans les vastes paysages africains brûlés par le soleil, une révolution silencieuse est en cours. Le continent, longtemps confronté à une fracture numérique, assiste à une montée en puissance des infrastructures Internet, portée par des partenariats public-privé (PPP) innovants. Ces collaborations ne sont pas de simples exercices techniques, mais des alliances stratégiques qui promettent de transformer les économies, d’autonomiser les communautés et de débloquer des opportunités d’investissement sans précédent. Pour les investisseurs, la question n’est plus de savoir si l’avenir numérique de l’Afrique est viable, mais comment positionner leur capital pour profiter de son évolution rapide.
Le défi de l’expansion de l’accès à Internet en Afrique est de taille. Plus de 60 % de la population reste hors ligne, les zones rurales et les quartiers informels comme Kibera à Nairobi étant les plus touchés. Pourtant, les solutions issues des PPP sont aussi créatives que reproductibles à grande échelle. Prenons la Modular Open-Source Identity Platform (MOSIP), un système d’identification numérique open source inspiré de l’Aadhaar indien. Déployé dans neuf pays africains, MOSIP réduit les coûts de mise en œuvre de 40 % par rapport aux systèmes propriétaires, permettant aux gouvernements de construire des écosystèmes numériques interopérables. Il ne s’agit pas seulement d’identités numériques ; il s’agit de créer une base pour les paiements numériques, la gouvernance électronique et l’inclusion financière.
Le succès de ces modèles réside dans leur capacité à tirer parti des infrastructures existantes. Par exemple, le GHIPSS Instant Payment System (GIP) du Ghana et la plateforme d’échange de données UGHub de l’Ouganda démontrent comment des systèmes modulaires et open source peuvent être adaptés aux besoins locaux. Ces plateformes, développées avec l’expertise du secteur privé et la supervision du secteur public, ont réduit les coûts de transaction et élargi l’accès aux services financiers pour des millions de personnes. Les investisseurs doivent noter que ces systèmes ne sont pas des expériences isolées, mais font partie d’une tendance plus large : la Digital Transformation Strategy (2020–2030) de l’Union africaine vise à harmoniser les cadres numériques dans 55 pays, créant ainsi un marché unifié pour l’innovation dans les télécommunications et la fintech.
Prenons le MTN Group, le plus grand opérateur mobile d’Afrique. Ses partenariats avec les gouvernements pour déployer des réseaux 4G dans les zones rurales ont non seulement élargi la connectivité, mais aussi stimulé la croissance des revenus. L’action MTN a progressé de 22 % au cours de l’année écoulée, reflétant la confiance des investisseurs dans son rôle de facilitateur de PPP. De même, la plateforme de paiement mobile M-Pesa de Safaricom, qui compte désormais 50 millions d’utilisateurs, est devenue la pierre angulaire de l’économie numérique kenyane. Ces entreprises illustrent comment les sociétés de télécommunications peuvent développer l’infrastructure tout en générant des rendements durables.
Cependant, les opportunités les plus prometteuses se situent à l’intersection de la technologie et de la gouvernance. La campagne 50-in-5, une initiative panafricaine visant à déployer des infrastructures publiques numériques (DPI) dans 50 pays d’ici 2028, attire des partenaires mondiaux tels que l’UPI indien et la Banque mondiale. En adoptant des technologies éprouvées et des standards ouverts, les pays africains évitent les pièges coûteux des systèmes sur mesure. Par exemple, l’adoption par la Namibie de l’UPI pour les paiements en temps réel a réduit les frais de transaction de 30 %, tandis que l’alignement du Rwanda sur la Digital Public Goods (DPG) Charter a accéléré les écosystèmes technologiques locaux.
Les investisseurs doivent également prendre en compte le paysage réglementaire. La Convention de Malabo de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données personnelles est une arme à double tranchant : elle garantit la confidentialité, mais crée aussi des obstacles de conformité. Cependant, les pays qui harmonisent leurs cadres – comme le Ghana et la Tanzanie avec leurs systèmes de paiement interopérables – attireront davantage de capitaux. L’indice MSCI Africa Information Technology, qui a surperformé ses homologues mondiaux de 15 % en 2025, souligne la résilience du secteur.
Pour ceux qui recherchent une croissance durable à fort impact, la voie est claire. Privilégiez les entreprises et fonds qui :
1. Exploiter des plateformes open source (par exemple, MOSIP, UGHub) pour réduire les coûts et accélérer le déploiement.
2. Collaborer avec les gouvernements pour accéder à des subventions et au soutien réglementaire, comme on le voit dans les PPP télécoms du Congo.
3. Se concentrer sur l’interopérabilité transfrontalière, en s’alignant sur les cadres de l’UA pour accéder au marché de 3 trillions de dollars de la ZLECAf.
Des risques subsistent, bien sûr. L’instabilité politique et des environnements réglementaires sous-développés peuvent faire dérailler les projets. Mais pour les investisseurs ayant une vision à long terme, les récompenses sont substantielles. La transformation numérique de l’Afrique n’est pas un pari spéculatif – c’est une opportunité calculée et fondée sur les données de construire une infrastructure qui soutiendra la prochaine décennie de croissance du continent.
En fin de compte, la leçon des PPP africains est universelle : les investissements les plus transformateurs sont ceux qui comblent le fossé entre l’ambition publique et l’innovation privée. À mesure que les réseaux numériques du continent s’étendent, la fortune de ceux qui reconnaissent la puissance de la collaboration stratégique grandira également.
Avertissement : le contenu de cet article reflète uniquement le point de vue de l'auteur et ne représente en aucun cas la plateforme. Cet article n'est pas destiné à servir de référence pour prendre des décisions d'investissement.
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