La BOK suspend les taux pour observer les nuages orageux du logement et de la dette
- La Banque de Corée (BOK) a maintenu son taux directeur à 2,5 % pour la deuxième réunion consécutive, conformément aux attentes du marché, en raison des préoccupations concernant le marché immobilier et la dette des ménages. - La BOK a relevé ses prévisions de croissance pour 2025 à 0,9 %, contre 0,8 % auparavant, grâce à des budgets supplémentaires et à l'amélioration de la confiance des consommateurs, marquant ainsi sa première révision à la hausse cette année. - Les prix de l'immobilier à Séoul ont augmenté malgré le durcissement des règles hypothécaires, tandis que la dette des ménages a progressé au rythme le plus rapide depuis 2021, suscitant des appels à de nouvelles mesures du côté de l'offre.
La Bank of Korea (BOK) a maintenu son taux directeur à 2,5 % pour la deuxième réunion consécutive, une décision conforme aux attentes du marché et reflétant l’approche prudente de la banque centrale dans la surveillance de la stabilité financière, dans un contexte de préoccupations persistantes concernant le marché immobilier et la dette des ménages [1]. Ce gel des taux fait suite à une série de réductions antérieures en 2025, alors que la banque centrale cherchait à atténuer les pressions inflationnistes et à gérer la croissance économique [2]. Malgré le maintien du taux directeur, la BOK a relevé sa prévision de croissance pour 2025 à 0,9 %, contre 0,8 % en mai, citant l’impact des budgets gouvernementaux supplémentaires et l’amélioration du sentiment des consommateurs [3]. Cette révision marque le premier ajustement à la hausse de la banque centrale cette année, reconnaissant des signes de reprise économique modérée après un début d’année lent [4].
La banque centrale a également révisé sa prévision d’inflation pour 2025 à 2,0 %, contre 1,9 %, notant que les niveaux actuels d’inflation restent proches de son objectif de 2 %. La décision de maintenir les taux souligne la préférence de la BOK pour observer les effets de ses mesures récentes visant à stabiliser le marché immobilier, en particulier dans la région du Grand Séoul, où les prix des appartements continuent d’augmenter malgré le durcissement des restrictions sur les prêts hypothécaires [2]. La BOK a souligné la nécessité de surveiller les niveaux d’endettement des ménages, qui ont augmenté au rythme le plus rapide depuis 2021 au deuxième trimestre 2025, principalement en raison de l’augmentation des prêts hypothécaires [2].
Le gouvernement devrait annoncer de nouvelles mesures pour remédier aux déséquilibres du marché immobilier, des responsables indiquant que des stratégies d’offre supplémentaires sont en cours de finalisation. Ces actions s’inscrivent dans le cadre d’efforts plus larges visant à assurer la stabilité financière tout en soutenant la croissance économique [2]. Parallèlement, la banque centrale a mis en avant le rôle de la demande intérieure dans la reprise, citant l’impact des budgets supplémentaires destinés à stimuler la consommation des ménages. La BOK a noté que ces mesures budgétaires ont contribué à compenser la faiblesse économique du début d’année, y compris une contraction de 0,25 % au premier trimestre, la plus forte parmi les membres de l’OCDE [3].
Sur le plan extérieur, la BOK a reconnu l’impact positif de l’accord commercial récent entre la Corée du Sud et les États-Unis, qui a réduit les droits de douane américains sur les exportations sud-coréennes de 25 % à 15 %. Cet accord, qui inclut un engagement d’investissement de 350 milliards de dollars de la part de la Corée du Sud, devrait soutenir la croissance des exportations à court et moyen terme. Cependant, la banque centrale a averti que les politiques tarifaires américaines pourraient progressivement ralentir la dynamique des exportations, en particulier dans des secteurs clés tels que l’automobile [1]. Les exportations représentaient 44 % du PIB de la Corée du Sud en 2023, les États-Unis étant le deuxième marché d’exportation du pays après la Chine [1].
Pour l’avenir, la BOK a signalé une ouverture à des baisses de taux dans les trois prochains mois, cinq des six membres du conseil soutenant la possibilité d’un assouplissement de la politique monétaire. Cette position est en accord avec les prévisions des grandes banques d’investissement, dont Bank of America et Goldman Sachs, qui anticipent des réductions de taux fin 2025 et début 2026 [1]. La décision de la banque centrale de retarder les baisses de taux reflète un équilibre entre le soutien à la croissance économique et la gestion des risques d’inflation et de stabilité financière, en particulier compte tenu de la fragilité de l’environnement économique mondial [3].
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