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L'or chute, l'euro s'affaiblit, où doit aller l'argent ?

L'or chute, l'euro s'affaiblit, où doit aller l'argent ?

汇通财经汇通财经2026/01/07 17:56
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Par:汇通财经

Huitong Finance le 7 janvier—— Mercredi (7 janvier), l’euro s’échangeait autour de 1,1690 face au dollar pendant la session européenne, clairement sous pression du billet vert. En apparence, il ne s’agissait que d’une simple fluctuation de taux de change, mais en réalité, une chaîne logique claire se cache derrière cette évolution. Cette hausse du dollar n’est pas due à un seul facteur, mais résulte de la combinaison de trois forces motrices principales.



Mercredi (7 janvier), l’euro s’échangeait autour de 1,1690 face au dollar pendant la session européenne, clairement sous pression du billet vert. En apparence, il ne s’agissait que d’une simple fluctuation de taux de change, mais en réalité, une chaîne logique claire se cache derrière cette évolution. Cette hausse du dollar n’est pas due à un seul facteur, mais résulte de la combinaison de trois forces motrices principales.

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Premièrement, l’optimisme du marché quant aux données de l’emploi américain. Avant la publication de données économiques clés, les capitaux prennent souvent position à l’avance, suivant la logique du « acheter la rumeur ». Actuellement, le marché s’attend généralement à ce que le marché de l’emploi reste résilient, ce qui soutient déjà le dollar avant la sortie des chiffres. Deuxièmement, l’évolution de la trajectoire des taux d’intérêt redéfinit l’attractivité des actifs. Le marché estime désormais que la probabilité d’une nouvelle baisse de taux par la Fed en mars est tombée à 45 %, ce qui signifie que la politique monétaire restera restrictive plus longtemps. Un environnement de taux élevés augmente le rendement relatif des actifs libellés en dollars et attire les capitaux internationaux. Troisièmement, la montée de l’aversion au risque. Dans un contexte mondial instable et d’appétit pour le risque fluctuant, les opérateurs se tournent à nouveau vers le dollar en tant qu’actif refuge central.

La conjonction de ces trois forces a permis au dollar de connaître une phase de vigueur. Mais il convient de noter que cette hausse reflète davantage une « anticipation » qu’une réalisation effective. Dès que les données à venir décevront ou qu’un signal de changement politique apparaîtra, la tendance pourrait s’inverser rapidement.

« Acheter la rumeur, vendre la nouvelle » : quel scénario se joue sur le marché ?


Le fonctionnement du marché va souvent à l’encontre de l’intuition : une bonne nouvelle entraîne parfois une baisse, tandis qu’une mauvaise nouvelle provoque une hausse. Ce phénomène est connu sous le nom de « acheter la rumeur, vendre la nouvelle ». La vigueur actuelle du dollar en est l’illustration typique.
Avant la publication de données importantes, les traders prennent position selon les prévisions. Par exemple, tout le monde estime que les chiffres de l’emploi américain ne seront pas mauvais, d’où des achats massifs de dollars. Lorsque les données sortent effectivement, même si elles sont bonnes, le marché peut préférer prendre ses profits, provoquant une correction des prix. Voilà pourquoi parfois « une bonne nouvelle devient baissière ».

Actuellement, l’attention du marché ne se limite plus à une réunion ou un chiffre précis, mais se porte sur la possibilité d’un changement structurel de la politique monétaire au cours de l’année à venir. Certains estiment qu’une pression politique accrue pourrait pousser la Fed à adopter des mesures non conventionnelles, comme baisser fortement les taux même en période de forte croissance. Bien que cela aille à l’encontre des logiques macroéconomiques traditionnelles, ce n’est pas impossible si l’inflation baisse nettement ou si le système financier est sous pression. Plus important encore, si une intervention administrative dans les décisions de la banque centrale venait à se produire — comme l’a illustré récemment l’affaire Lisa Cook — les craintes du marché concernant l’indépendance de la politique monétaire augmenteraient, faisant grimper la prime d’incertitude.

Dans ce contexte, les capitaux préfèrent « se protéger d’abord, attendre la réalisation ensuite ». Autrement dit, avant que la vérité n’éclate, il vaut mieux détenir des actifs stables comme le dollar et observer. Toutefois, les analystes rappellent que ce soutien est souvent temporaire et qu’une fois la situation clarifiée, les capitaux peuvent rapidement se tourner vers d’autres actifs.

Pourquoi l’euro subit-il une pression ? L’impasse d’un étau interne et externe


En comparaison, la performance de l’euro apparaît faible. Outre la dépréciation passive due à la vigueur du dollar, les fondamentaux et les perspectives politiques propres à l’euro pèsent également sur le taux de change.

L’inflation européenne poursuit son reflux, notamment en Allemagne où la hausse des prix à la consommation est passée de 2,6 % à 2 % en décembre. Cette tendance conduit le marché à réévaluer la marge de manœuvre de la Banque centrale européenne. Si le processus de désinflation s’accélère, le marché spéculera naturellement sur une reprise du cycle d’assouplissement plus précoce que prévu de la BCE. Une hausse des attentes de baisse de taux réduirait l’attrait des actifs en euro, accentuant la pression de fuite des capitaux.

Dans le même temps, les problèmes de croissance et de finances publiques en Europe intensifient les inquiétudes. Le chancelier allemand Friedrich Merz a publiquement déclaré que certains secteurs étaient dans une situation critique, le gouvernement ayant failli à réagir ces huit derniers mois ; le ministère français des Finances a averti qu’en l’absence d’accord budgétaire au Parlement, le déficit pourrait grimper à 5,4 %, avec un risque de dégradation de la note de crédit. Ces déclarations renforcent les doutes du marché international sur la soutenabilité budgétaire de la zone euro, poussant les traders à exiger une prime de risque plus élevée, ce qui pèse encore plus sur l’euro.

D’un point de vue technique, l’euro/dollar a buté à 1,1807 avant de retomber, signalant une pression vendeuse importante. La zone de 1,1750 fait désormais office de ligne de démarcation entre haussiers et baissiers : en cas de non-franchissement, le rebond s’apparenterait à une simple correction, et non à un retournement de tendance. En bas, le seuil de 1,1658 a récemment été testé, montrant un certain soutien. Actuellement, le taux de change reste au-dessus, mais s’en rapproche dangereusement ; une augmentation de la volatilité risquerait de déclencher des ventes techniques. L’indicateur MACD montre un affaiblissement du momentum de court terme, avec un DIFF à 0,0019, un DEA à 0,0031, un histogramme MACD à -0,0025 et un RSI autour de 47,0851, en zone neutre à légèrement baissière, indiquant que le marché n’est pas encore survendu et dispose toujours d’un potentiel de baisse.

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Correction de l’or, tiraillement des devises : quelles perspectives ?


Le renforcement du dollar impacte non seulement l’euro mais entraîne aussi une correction de l’or. Il s’agit d’un effet typique de « devise de cotation » : lorsque le dollar s’apprécie et que les anticipations de taux réels augmentent, l’or libellé en dollars est naturellement sous pression.

Cependant, la résilience de l’or à moyen terme ne disparaît pas. Sur fond de fragmentation accrue du paysage mondial, de nombreuses banques centrales ajustent discrètement la composition de leurs réserves, augmentant la part des métaux précieux. Ce rééquilibrage de long terme fournit un certain soutien lors des corrections de prix. La baisse de l’or relève donc davantage du timing que d’un retournement de tendance.

Pour l’euro/dollar, la tendance devrait rester en mode oscillatoire plutôt qu’en tendance unidirectionnelle. Les évolutions à court terme dépendront de l’écart entre les données à venir et les attentes du marché. Si les données du marché du travail sont solides et que la probabilité de baisse des taux en mars reste sous 50 %, la vigueur du dollar devrait se poursuivre, l’euro risquant de tester à nouveau 1,1658 voire plus bas ; à l’inverse, en cas de données décevantes ou d’assouplissement des anticipations, un retour vers 1,1750 serait envisageable.

À moyen terme, le sort de l’euro dépend de deux points clés : primo, la BCE devra-t-elle assouplir prématurément en raison d’une désinflation rapide ; secundo, l’UE pourra-t-elle stabiliser son récit budgétaire et de croissance afin de restaurer la confiance. Côté dollar, tout dépendra de la durée du régime de taux élevés et d’un éventuel changement de cadre politique. Dans ce jeu d’équilibre, le taux de change a de fortes chances d’osciller entre 1,1658 et 1,1750 dans l’attente du prochain catalyseur de rupture.

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