Trump propose de limiter les taux d'intérêt des cartes de crédit à 10 % dans son nouvel effort pour résoudre les problèmes d'accessibilité financière
Trump propose une limitation temporaire des taux d'intérêt des cartes de crédit
Un homme utilise un terminal de carte bancaire portable dans un restaurant à Manhattan, New York. Récemment, Donald Trump a plaidé pour un plafonnement annuel des taux d'intérêt des cartes de crédit.
Vendredi, l'ancien président Donald Trump a suggéré de mettre en place un plafond de 10 % sur les taux d'intérêt des cartes de crédit pendant un an, affirmant que les Américains sont injustement facturés. Il a fait cette déclaration dans un message publié sur Truth Social.
Trump a proposé que ce plafond entre en vigueur le 20 janvier, marquant une année depuis son éventuel retour à la présidence. Cependant, il n’a pas précisé la méthode de mise en œuvre d’un tel plafonnement, ni indiqué s’il reposerait sur la conformité volontaire des sociétés de cartes de crédit ou sur une intervention gouvernementale.
Il a justifié ce plafonnement temporaire en évoquant des préoccupations liées à l’accessibilité financière, un problème de plus en plus pressant pour de nombreux Américains et un défi politique tant pour Trump que pour le Parti républicain. L’inflation persistante a accentué la pression financière et Trump a attribué les taux élevés des cartes de crédit à son prédécesseur, Joe Biden.
Cette position marque un changement notable pour Trump, dont l’administration avait précédemment annulé un plafonnement de 8 dollars sur les frais de retard de carte de crédit mis en place par l’administration Biden. Le Consumer Financial Protection Bureau (CFPB) avait estimé que la politique de Biden aurait permis aux familles d’économiser plus de 10 milliards de dollars par an en réduisant les frais moyens de 32 dollars.
Un juge fédéral avait initialement suspendu la mise en œuvre de cette règle en 2024, et l’administration Trump s'était rangée du côté des banques contestant la réglementation.
Il reste incertain que les institutions financières accepteraient le plafonnement proposé par Trump, les intérêts issus des cartes de crédit représentant une source majeure de revenus pour elles. L’imposition d’une telle limite pourrait inciter les prêteurs à durcir leurs critères, limitant potentiellement l’accès au crédit pour les personnes à faibles revenus ou à l’historique de crédit fragile.
De tels changements pourraient aggraver la soi-disant reprise en K, où les Américains les plus aisés ont profité des rendements élevés de la bourse, de la hausse des valeurs immobilières et de l’augmentation des salaires, tandis que les personnes à faibles revenus font face à des coûts croissants, à une dette grandissante et à un marché du travail en repli.
L’annonce de Trump concernant les taux des cartes de crédit a conclu une semaine riche en propositions économiques populistes partagées sur les réseaux sociaux, visant à convaincre les Américains de son engagement à résoudre le problème du pouvoir d’achat. Par exemple, jeudi, il a évoqué avoir demandé à son équipe d’acheter des obligations hypothécaires afin de réduire les coûts du logement, et mercredi, il a évoqué des projets d’interdiction pour les investisseurs institutionnels d’acheter des maisons individuelles.
Malgré ces efforts, Trump fait face au scepticisme du public concernant ses progrès sur la question du pouvoir d’achat. Selon une récente enquête de CNN, 61 % des personnes interrogées estiment que les politiques de Trump ont empiré la situation économique du pays. De plus, la Réserve fédérale de New York a récemment rapporté que la confiance des Américains dans la possibilité de trouver un nouvel emploi a atteint un niveau historiquement bas, comme détaillé dans leur dernier rapport.
Contexte supplémentaire
L’administration Trump a également pris des mesures pour affaiblir le Consumer Financial Protection Bureau (CFPB), une agence de régulation supervisant le secteur financier et traitant les plaintes des consommateurs. Le CFPB est depuis longtemps une cible des critiques conservatrices, dont Trump.
CNN a contacté la Maison Blanche et l’American Bankers Association pour recueillir leurs points de vue.
Cet article a été mis à jour pour inclure de nouvelles informations et développements.
Reportage de Matt Egan ayant contribué à cet article.
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