L'EUR/USD glisse vers 1,1600 alors que les données américaines dépassent les attentes
L’Euro (EUR) s’affaiblit davantage face au Dollar américain (USD) ce jeudi, alors que le billet vert poursuit sa progression après la publication des données hebdomadaires du marché du travail américain. Au moment de la rédaction, EUR/USD
Les données publiées par le Département du Travail des États-Unis montrent que les demandes initiales d’allocations chômage hebdomadaires sont tombées à 198 000 pour la semaine se terminant le 10 janvier, en dessous des attentes du marché qui tablaient sur 215 000. Le chiffre de la semaine précédente a été révisé à la baisse à 207 000 contre 208 000 auparavant.
Par ailleurs, la moyenne mobile sur quatre semaines des demandes initiales a chuté à 205 000, contre 211 500 précédemment révisés à la baisse.
Les données régionales sur le secteur manufacturier se sont également améliorées, avec l’indice Empire State qui est passé en territoire positif à 7,7 contre -3,7, tandis que l’enquête de la Fed de Philadelphie a grimpé à 12,6 contre -8,8.
En réaction, l’indice du Dollar américain (DXY), qui suit la valeur du billet vert face à un panier de six grandes devises, a atteint un sommet de plus d’un mois près de 99,35, son niveau le plus élevé depuis le 3 décembre.
Le président de la Fed de Chicago, Austan Goolsbee, a salué ces données, déclarant qu’il n’était « pas surpris » par le faible niveau des demandes d’allocations chômage et soulignant que l’emploi reste solide et que la croissance globale demeure « bonne ». Il a ajouté que les derniers chiffres témoignent d’une stabilité continue sur le marché du travail.
Concernant la politique monétaire, Goolsbee a indiqué qu’il s’attend toujours à ce que la Réserve fédérale (Fed) baisse les taux d’intérêt cette année, mais il a insisté sur le fait que les décideurs ont besoin de nouvelles données pour confirmer cette perspective. Il a ajouté que les taux « peuvent encore baisser de manière significative », mais seulement si des preuves tangibles montrent que l’inflation recule. Goolsbee a également réitéré que le principal défi auquel la Fed fait face demeure de ramener l’inflation à l’objectif de 2 %.
Par ailleurs, Raphael Bostic, président de la Fed d’Atlanta, a adopté un ton plus prudent, affirmant que la banque centrale doit maintenir une politique restrictive car l’inflation reste trop élevée. Bostic a ajouté qu’il s’attend à ce que les pressions inflationnistes persistent jusqu’en 2026, tout en prévoyant que la croissance économique restera résiliente, avec une croissance du PIB supérieure à 2 % en 2026.
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